Sur le premier moyen :
Attendu que la société LOG et M. G. font grief à l’arrêt d’avoir annulé la délibération de l’assemblée générale des associés qui a voté l’exclusion de M. B. et ordonné la réintégration de ce dernier dans ses droits d’associés, alors, selon le moyen : (…)
Mais attendu qu’il résulte de l’article 1844, alinéas 1 et 4, du code civil que tout associé a le droit de participer aux décisions collectives et de voter et que les statuts ne peuvent déroger à ces dispositions que dans les cas prévus par la loi ; qu’il résulte encore de l’article 1844-10, alinéa 2, du même code que toute clause statutaire contraire est réputée non écrite ; que l’arrêt constate que l’article 14 des statuts de la société LOG, sur le fondement duquel a été convoquée l’assemblée générale appelée à statuer sur l’exclusion de M. B., contrevient aux dispositions légales précitées ; qu’il retient qu’il n’entrait pas dans les pouvoirs du président de la société de modifier à sa guise la stipulation statutaire contestée, une telle modification nécessitant l’accord unanime des associés ; qu’ayant ainsi fait ressortir que l’exclusion de M. B. était intervenue sur le fondement d’une clause statutaire contraire à une disposition légale impérative et donc pour le tout réputée non écrite, et abstraction faite des motifs surabondants critiqués par les deux premières branches, la cour d’appel, qui n’était pas tenue d’effectuer une recherche que ses constatations et appréciations rendaient inopérante, en a déduit à bon droit que la délibération ayant prononcé cette exclusion devait être annulée ; que le moyen n’est pas fondé ; (…)
Cass. com., 9 juill. 2013, Sté Logistics organisation Grimonprez (LOG) c/ B.